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Essai : Volkswagen Golf GTE

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Message par shengaorine Jeu 5 Mar 2015 - 12:01

Essai : Volkswagen Golf GTE

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Déjà disponible en version électrique, la Golf ne s’était pas encore essayée à l’hybridation. La version GTE s’y attaque avec un spectaculaire rapport performances/consommation, quitte à surjouer un positionnement sportif.
Par la diversité de ses carrosseries, de ses motorisations et de ses transmissions, la Golf est déjà l’une des autos les plus prolifiques de tout marché. Elle ajoute une nouvelle corde à son arc avec un pendant hybride rechargeable des GTI et GTD, baptisé GTE. Comme l’Audi A3 e-tron, cette version « écolosportive » associe un 1.4 turbo essence de 150 ch et un moteur électrique de 102 ch, régis par une boîte robotisée spécifique à triple embrayage, pour une puissance maximale cumulée de 204 ch et un couple de 350 Nm.
Fort logiquement, la nouvelle venue adopte une présentation à mi-chemin entre les deux « GT » thermiques et leur plus sage consœur 100% électrique, l’e-Golf. Calandre ourlée d’un liseré bleu se prolongeant dans les phares (une couleur rappelée par les étriers de frein), feux à LED à fond sombre, diffuseur laqué à l’arrière au-dessus d’une double sortie d’échappement, volant trois branches à méplat, tartan sur les sièges semi-baquets, les accents dynamiques et verts (enfin, bleus…) se montrent parfaitement compatibles dans la présentation flatteuse de cette Golf à double personnalité. Seule concession, mais de taille, face une Golf thermique malgré la plate-forme modulaire : un coffre amputé de 108 litres pour faire de la place aux batteries, soit une capacité de 272 litres équivalente à celle d’une citadine.
Au démarrage, le silence parfait pourrait conduire à une méprise avec l’e-Golf. La GTE est capable de rouler une cinquantaine de kilomètres sur sa seule batterie, une autonomie qui diminuera bien sûr drastiquement à mesure que l’on s’aventurera sur les grands axes. Dans ce rayon d’action, la GTE passe sans problème pour une électrique pure, avec la douceur de conduite et le punch au feu vert qui vont avec : en mode « E », les 102 ch et 330 Nm de son moteur électrique lui assurent des relances à basse vitesse vigoureuses et peuvent l’emmener (brièvement) jusqu’à 130 km/h sans solliciter le quatre-cylindres. Ce dernier sera au contraire mis à contribution en mode « Battery Hold » pour préserver la charge de la batterie, et plus encore en position « Battery Charge » pour recharger la batterie en accéléré, par exemple avant de pénétrer dans une zone réservée aux véhicules zéro émission. Surveiller la jauge pourra naturellement devenir une épreuve difficilement soutenable dans ce dernier cas.
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Botte secrète de la Golf vis-à-vis de sa cousine Audi plus bourgeoise, le mode GTE affûte la réactivité de l’ensemble par rapport au mode « Hybrid Auto », durcit la direction et assaisonne le quatre-cylindres d’un générateur de son au rendu assez artificiel mais pas désagréable, ni trop intrusif. En mobilisant alors toute la puissance de ses deux moteurs (lorsque la charge de la batterie le permet), la Golf GTE se débarrasse du 0 à 100 km/h en 7,6 s (6,5 s pour une GTI, 7,5 pour une GTD) et offre des reprises impressionnantes. Pied au plancher, le décalage est d’ailleurs assez étrange entre d’une part les braillements contenus mais quelconques du 1.4 TSI, de l’autre la force tranquille avec laquelle l’attelage essence-électrique vous plaque au siège.
Mais voilà, cette Golf à double motorisation est lourde, très lourde : 1 600 kg, soit presque trois quintaux de plus qu’une GTI. Même si cela rend son allant d’autant plus remarquable, la bonne volonté de la Golf GTE ne peut compenser totalement ce surpoids dans le plancher et une certaine inertie se fait ressentir lorsqu’on hausse le rythme. En bonne Golf, le comportement reste précis et rigoureux, même si le train avant a ici parfois bien du mal à tenir tête au couple de la motorisation hybride sur le mouillé. On apprécie la docilité de la boîte DSG, bien plus reposante que le train épicycloïdal des hybrides nippones (qui semble laisser le moteur s’époumoner dans le vide), et la consistance parfaite de la pédale de frein dans la transition entre récupération d’énergie et freinage hydraulique. La Golf GTE incite par conséquent à une conduite coulée, dans laquelle son agrément excelle. Dommage donc que sa suspension se montre un peu ferme, du moins chaussée en 18 pouces comme sur notre modèle d’essai (contre 16 en série).
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Disponible à partir de 34 500 euros (bonus de 4 000 euros déduit), forte d’une dotation haut de gamme, la Golf GTE n’a pas vraiment de concurrence hormis son pendant Audi, l’A3 e-tron, à peine plus chère en finition d’entrée de gamme (34 900 euros) mais moins bien équipée. Si mettre les Chevrolet Volt, Opel Ampera et Toyota Prius Rechargeable à l’hospice faisait partie du plan, la Golf GTE pourrait bien commettre de surcroît un tir fratricide. La Golf GTD a en effet de quoi s’inquiéter, presque 2 000 euros plus chère à l’achat (en version DSG) et bien plus dispendieuse à l’usage dans certaines conditions.
Bien sûr, la consommation théorique d’1,5 l/100 km (pour 35 g/km de CO2) revendiquée par la Golf GTE ne signifie pas grand chose hors des laboratoires, faussée comme sur toutes les hybrides rechargeables par l’autonomie en mode tout électrique. Mais en pratique, c’est justement cette dernière qui permet potentiellement à la Golf hybride de ne pas consommer la moindre goutte d’essence en semaine sur un trajet domicile-travail, à condition de recharger la batterie chaque soir (4h15 sur secteur, 2h30 via une wall box). Une fois la batterie déchargée, la consommation grimpe inévitablement pour atteindre une consommation équivalente à celle d’une Golf essence, soit plus de 6 litres en pratique durant notre essai sur les routes plates et rectilignes de la région de Bordeaux.
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Pour avoir le beurre et l’argent du beurre (et, à ce prix, presque le sourire de la crémière), il faut donc impérativement brancher la Golf GTE dès que possible. Sans cela, les hybrides non rechargeables telles la Toyota Auris ou la Lexus CT200h, plus légères et moins chères, conservent des arguments en consommation mixte réelle, quoique totalement distancées en agrément.
Source http://www.autonews.fr/essais/186327-essai-volkswagen-golf-gte-hybride/
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Message par yannou Jeu 5 Mar 2015 - 22:13

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